Des matériaux performants, naturels et sains

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Petit retour dans le passé...

 

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, les "Trente Glorieuses" voient la construction d’un "habitat nouveau" dont la prise en compte du climat est absente, la débauche énergétique est alors la règle et le concept d’isolation est pratiquement absent, puis survient la crise du début des années 70, le budget chauffage commence à devenir un réel souci, c’est alors "la chasse au gaspi", le gouvernement incite à économiser l’énergie, une première règlementation thermique voie le jour, on isole les constructions récentes ou plus anciennes avec des matériaux conventionnels, principalement la laine de verre ou le polystyrène produits à un coût abordable, cette prise de conscience économique s’accompagne d’une prise en compte des performances énergétiques et économiques de l’habitat, le "bio climatisme" est né...

 

Dans les pays d’Europe du Nord principalement, une nouvelle sensibilité apparaît : l’habitat ne doit plus être considéré comme une machine climatique captant et économisant des calories gratuites, mais bien comme "une troisième peau" participant intimement à notre bien-être et à notre santé associant également des nouvelles préoccupations en matière d’impact sur notre environnement, c’est le concept de "bio construction" ou "maison saine" et la fabrication ainsi que la normalisation de matériaux d’origine minérale ou végétale...

 

Des matériaux naturels et sains, des éco matériaux générant un écobilan positif, favorisant les échanges cosmotelluriques selon les critères géobiologiques, ainsi qu’avec les différents rayonnements naturels de la biosphère...

Matériaux naturels, matériaux écologiques ou matériaux sains ?

 

Les matériaux écologiques génèrent un faible impact sur l'environnement, de la production à l'utilisation et au recyclage (l’énergie grise), ils ne nécessitent pas de transformation coûteuse en énergie et sont biodégradables.

 

Les matériaux naturels, eux, sont issus plus ou moins directement de composants que l'on trouve dans la nature, et ne contiennent, (en principe), pas de produits de synthèse, par exemple, les isolants à base de chanvre, de laine de roche, comme on peut le constater, ce qualificatif est ambigu.

 

Quant aux matériaux sains, ils ne devront pas nuire pas à la santé, ils pourront être naturels ou synthétiques, écologiques ou non (plus rarement), on notera cependant qu'un matériau peut être sain jusqu'au jour où l'on découvre sa toxicité (l'amiante, par exemple).


Lors d’une éco-rénovation ou d’une éco-construction, on évitera d’employer des matériaux et des isolants synthétiques...

 

Les polystyrènes, composés de mousse de polystyrène expansée obtenue à partir d’hydrocarbures (styrène) expansés à la vapeur d’eau et au pentane afin de présenter une structure à portes ouvertes, le polystyrène extrudé, issu d’un procédé similaire, est soumis en outre à un agent gonflant sous pression.
Conductivité thermique : lambda* = 0,028 pour le polystyrène expansé et 0,035 pour le polystyrène extrudé.
* Plus la valeur du lambda est faible, plus le matériau est isolant, plus elle est forte, plus le matériau est conducteur,    soit de performances isolantes moindres.
Énergie grise : 450 kWh/m3 (pour le polystyrène expansé), 850 kWh/m3 (pour le polystyrène extrudé).
Impact sur l’environnement : à base d’hydrocarbures (donc de ressources non renouvelables), génère des dégagements de pentane (pollution de la couche d’ozone, effet de serre), de HFC (en remplacement des chlorofluorocarbones (CFC), composants non recyclables.
Impact sur la santé : dégage du styrène à la chaleur, une substance neurotoxique, développe des champs électrostatiques importants, matériaux hermétiques ne donnant aucune capacité de respiration au bâti.

 


 

Les polyuréthanes, composés de mousse de polyuréthane obtenue à l’aide de catalyseurs et d’agents propulseurs à base d’isocyanates, et d’adjuvants pour stabiliser (silicones) ou pour ignifuger, le gaz expanseur, à l’origine du chlorofluocarbone (CFC) a été remplacé par du HCFC.

Ce type d’isolant pourra servir ponctuellement pour isoler certaines parties comme l’arrière de radiateurs, une porte de garage, une chambre froide, ou des protections solaires.

Conductivité thermique : lambda = 0,025 pour les panneaux et 0,030 kWh/m3 pour les mousses.

Énergie grise : 1.000 à 1.200 kWh/m3.

Impact sur l’environnement : à base d’hydrocarbures (donc de ressources non renouvelables), génère des dégagements de pentane (pollution de la couche d’ozone, effet de serre), de HFC (en remplacement des chlorofluorocarbones (CFC), composants non recyclables.

Impact sur la santé : les isocyanates issus d’un processus de fabrication complexe à base de chlore libèrent des amines, des substances nocives, matériaux hermétiques ne donnant aucune capacité de respiration au bâti.

 


 

Les mousses urée-formol, phénoliques, de polychlorure de vinyle, des mousses de synthèse, surtout employées dans les années 70-80, utilisant des agents d’expansion gazeux et des additifs destinés à les rendre incombustibles, elles étaient utilisées en panneaux et en injections.

Impact sur l’environnement et sur la santé : extrêmement nocives pour l’environnement et pour la santé, elles ont été fortement réglementées, et ont progressivement disparu du marché, on peut cependant les retrouver lors de travaux de rénovation ou de démolition.

 


 

Les polyesters, des isolants en fibres de polyester issus de la pétrochimie qui présentent beaucoup moins de risques pour la santé que les produits de synthèse ci-dessus.
Conductivité thermique : lambda = 0,035 kWh/m3.
Énergie grise : 600 kWh/m3.
Impact sur l’environnement : à base d’hydrocarbures (ressources non renouvelables).
Impact sur la santé : pas de dégagements toxiques identifiés, produits reconnus anallergiques, matériaux hermétiques ne donnant aucune capacité de respiration au bâti.

 


 

Les isolants réflecteurs minces, conçus à l’origine pour des utilisations particulières dans l’industrie aéronautique, les véhicules frigorifiques ou la construction nautique.

Constitués de films réflecteurs à base d’aluminium et de mousses synthétiques à cellules fermées, ces isolants fonctionnent essentiellement à partir de la propriété de l’aluminium de réfléchir les rayonnements caloriques.
Conductivité thermique : ces films ne peuvent pas présenter de lambda à proprement parler, ni de résistance thermique R basée sur l’épaisseur, leur capacité isolante étant cependant avérée.
Énergie grise : (mousses de synthèse et aluminium).
Impact sur l’environnement : ressources non renouvelables, issus de la pétrochimie.
Impact sur la santé : ces films ne présentent en principe pas de dégagements toxiques, mais il s’agit d’un matériau totalement hermétique ne donnant aucune capacité de respiration au bâti (c’est le principe de la bouteille thermique).

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