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La stratégie du cheval de Troie

 

Les compteurs communicants et les datacenter Nous n'en sommes encore qu’aux prémices de l’exploitation de toutes les potentialités de ce compteur : Big Data, usages domotiques, objets connectés... l’installation des compteurs communicants bénéficiera à l’ensemble de la filière électrique.Le programme Linky est suivi de près par les acteurs majeurs du secteur de l’énergie : fournisseurs, distributeurs, producteurs, équipementiers, startups... dixit Philippe Monloubou, directeur du programme.

 

L'objectif avoué d'ENEDIS est d'installer 35 millions de compteurs Linky, sans utiliser dans un premier temps toutes les "potentialité" de ces appareils, pour ne pas en révéler immédiatement les dangers et les buts réels, un fait reconnu par le propre constructeur de Linky lui-même lors du débat "éco" de Sud-Ouest, le mercredi 2 mars 2016 à la Cité Mondiale de Bordeaux, William Hosono directeur Europe de la société Itron ayant reconnu de façon très honnête que le CPL ne s'arrêtait pas au compteur et se diffusait dans toutes les habitations.

 

Ou encore que ces compteurs sont upgradables, ainsi, les industriels qui se sont réunis en mai 2010 à Nanterre dans les locaux d’ENEDIS ont défini l’après protocole G1, G2, puis les spécificités et la certification du CPL G3 du Linky évolutive, qui n’est qu’une étape vers le G4, voire le G5... comme en syllogisme avec la téléphonie mobile 2G, 3G, 4G et prochainement la 5G avec comme postulat : plus il y a un besoin de débits, plus la fréquence augmente...

 

* Selon l’AFFSET, de telles Radiofréquences nécessitant des études approfondies, car elles n’ont encore    jamais utilisées, l’OMS les ayant également classées dans le Groupe 2B potentiellement cancérigène    comme l’ont été le tabac, le plomb, l’amiante, les vapeurs de diesel, etc... avant leur reclassement    dans le Groupe 1, cancérigène avéré.

 

Un aperçu du livre de Marc Dugain et Christophe Labbé

 

Linky, fer de lance de lobotomisation

 

La filière Grenobloise

 


Le compteur connecté Linky collecte une courbe de charge, soit les mesures de consommation des foyers à intervalles réguliers, et de ce fait peut tout à fait renseigner sur les habitudes de vie comme la présence ou non des membres de la famille à la maison.

 

Comme il s'agit d'informations à caractère personnel, la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) a été consultée, elle a donné son accord pour la transmission des données à l'opérateur mais dans un cadre légal précis, le client pouvant s’opposer (?) à cette transmission et même changer d’avis après installation du compteur.

 

L'interface émetteur radio (ERL) du compteur LInky

Contrairement à certaines affirmations, le compteur lui-même ne semble pas surveiller l'utilisation électrique pièce par pièce ou appareil par appareil (?), cependant cela pourra être possible sur demande de l'abonné auprès de prestataires tiers grâce à des équipements complémentaires, notamment grâce à l'ERL (Émetteur Radio Linky) afin d'analyser en détail une consommation électrique en vue de réaliser des économies (?), et qui en rajoute une couche en termes d'émissions de Hautes Fréquences, des micro-ondes pulsées allant de 868 MégaHertz à 2,4 Gigahertz (identiques à une box Wifi).

 

Bernard Lassus, le directeur du programme Linky s'est d'ailleurs
pris les pieds dans le tapis et il a avoué lui même...

 

Ainsi, les craintes autour du compteur Linky s’avèrent à juste titre révélatrices d'une certaine inquiétude quant à la tendance "au tout connecté", en rappelant qu’officiellement, le but du jeu est de faire des économies d’énergie non seulement individuelles mais aussi collectives dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique (?).

 

Linky étant un compteur électrique pas fondamentalement différent (?) de celui que nous possédons aujourd'hui, sauf qu'il peut communiquer avec l'extérieur (!) avec comme conséquence qu'il n'y a plus besoin qu'un agent vienne relever la consommation, car les données sont envoyées automatiquement à l'opérateur, ce qui constitue une des problématiques sanitaires.

 

Il s'avère que le bénéfice pour la majorité des clients est peanuts (à moins de souscrire à des services supplémentaires permettant d'analyser en détail sa consommation (!)), en revanche, pour l'opérateur, c'est la dernière brique d'un réseau désormais totalement informatisé qui doit permettre une meilleure gestion, notamment dans la perspective de la transition énergétique.

 

À noter que les données transitent par CPL, c'est-à-dire par le réseau électrique, pas de wifi ni de 4G au niveau de l'habitation (il ne manquerait plus que ça !)...

 

 

Linky peut-il savoir combien de téléviseurs je possède ?
À quelle heure je prends ma douche ?

 

Quand on interroge l'opérateur à ce sujet, celui-ci se veut rassurant, d'abord, les données collectées restent globales au niveau du foyer, on peut connaître les pics de consommation par heures mais pas les appareils connectés (?).

 

Ensuite, si ces données doivent être transmises à des entreprises tierces, par exemple à un chauffagiste pour analyser en détail la consommation d'une habitation, ce sera fait uniquement avec l'accord de l'abonné (?).

 

Enfin, ces données pourront être agrégées, par exemple pour analyser la consommation électrique d'une commune (big data) mais elles seront alors antonymies (?), tout se passant sous contrôle de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés).

 

Des données à deux vitesses...
Ainsi, différents niveaux de données sont exposées à des acteurs distincts :
- des data gratuites, mais anonymisées (?) en open data,
- mais aussi des données payantes "Ceci en toute transparence avec le consommateur, et seulement    avec son accord, dans le respect de la CNIL et de la loi Lemaire" (?), selon Christian Buchel, Chief    digital & international officer d'ENEDIS (sic).
   * Le terme Big Data désignant la captation de toutes informations possibles et imaginables... sur       nous : nos habitudes, nos comportements, nos achats, nos fréquentations...

 

Pour l’opérateur, ce statut de dépositaire de données sensibles est inédit, il a été rendu possible par de multiples actions menées par l'entreprise en interne pour accélérer sa transformation numérique.

 

Il s'agit d'ailleurs d'une obligation règlementaire, la commission de régulation de l’énergie (CRE) indiquant : "le distributeur est chargé de tenir ces données à jour et de les mettre à la disposition du client, du fournisseur d’électricité titulaire du point et d’autres acteurs légitimes et autorisés, tels que les agrégateurs ou les opérateurs d’effacement."

 

Des informations clients qui pourront notamment être échangées avec les fournisseurs d’énergie pour assurer le bon exercice de leur mission, "Concrètement, nous stockerons sur nos serveurs 5 mois d’informations au pas journalier, dont le client reste à tout moment propriétaire, il pourra demander son historicisation sur une durée plus longue", précise Philippe Monloubou, un véritable vivier pour l’innovation (!).

 

Mais à charge ensuite aux fournisseurs d’énergie et aux fournisseurs de solutions IoT domotiques de se mettre d’accord pour créer de nouveaux services en amont et aval des compteurs, aujourd’hui expérimentés à l’échelle de nombreux démonstrateurs (IssyGrid, NiceGrid, Lyon Smart Community,...).

 

Quels nouveaux acteurs pourront s'en saisir... pour créer quels services ?...
Écoutons de nouveau Philippe Monloubou, président du directoire d’ENEDIS : "Les données issues de Linky pourront servir de levier d’innovation pour les start-up", une création de services qui s’accompagnera certainement de création de valeur... (sic).
Mais dans quelles conditions et selon quelles règles, de nouveaux joueurs pourront-ils venir s’emparer de ce potentiel économique (?)...

 

Une autre problématique : le piratage...
Des hackers ont "craqués" le compteur connecté allemand smart meter, d'autres ont également piraté des voitures et des centrales nucléaires, c'est bien connu, en matière de sécurité informatique, le risque zéro n’existe pas...

 

Pour faire face à ce risque, les connexions du Linky sont sécurisées (?) et une puce détecte toute tentative d'intrusion physique dans le compteur qui est donc soumis aux mêmes contraintes que tout notre environnement numérique actuel, ni plus ni moins (?).

 

Aujourd'hui, ENEDIS assure que les données sont chiffrées de bout en bout et que tout est contrôlé par l'ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d'Information) (?), une puce spéciale est même censée détecter si quelqu'un tente d'ouvrir le capot du compteur, et si c'est le cas, il bloque le système, enfin, Linky bénéficiera de mises à jour logicielles régulières, notamment pour la sécurité.

 

Bref, le compteur électrique devient un objet connecté "comme les autres" avec ses avantages et ses contraintes, ses risques et ses systèmes de sécurité, mais qui dit compteur, dit collecte de données... sous haute surveillance des législateurs et régulateurs et qui dit données, dit nouveaux marchés (!).

 

Des hackers remettent en cause la sécurité des compteurs communicants

 


Un mot des objets connectés et des puces RFID

Les notions se mélangeant un peu, il est difficile d’établir avec précision à partir de quand un objet est connecté et à partir de quand débute l’Internet des Objets ou IdO, plus souvent IoT (Internet of Things), ce concept représentant l’expansion du réseau Internet à des objets et/ou des lieux du monde physique.

 

L’Internet des Objets désignant la connexion de ces objets à un réseau plus large, soit directement par WiFi par exemple, par l’intermédiaire de smartphones (souvent via une connexion Bluetooth), ou encore par le compteur Linky grâce à des protocoles de communication qui lui sont propres, ou encore qui permettent aux objets de communiquer entre eux, comme par exepple les protocoles domotiques comme Z-Wave ou Zigbees.

 

On pourrait définir l’Internet des objets ainsi : "L’Internet des Objets étant un réseau de réseaux qui permet, via des systèmes d’identification électronique normalisés et unifiés, et des dispositifs mobiles sans fil, d’identifier directement et sans ambiguïté des entités numériques et des objets physiques et ainsi de pouvoir récupérer, stocker, transférer et traiter, sans discontinuité entre les mondes physiques et virtuels, les données s’y rattachant."

 

Présentation du compteur Linky Bernard Lassus, le directeur du programme Linky, nous montre ici la consommation des différents appareils mise en évidence de façon différenciée par le compteur communicant Linky, on constate que le compteur communicant Linky différencie de façon extrêmement précise les différents appareils, comme ici un four ou bien un lave-vaisselle...

Les compteurs communicants et les puces RFID Les puces également dénommées étiquette ou tag RFID (Radio Frequency IDentification) permettent elles, d’identifier et de localiser des objets ou des personnes et peuvent être utilisées dans différents domaines, tels que la gestion des stocks, la logistique, les transports ou la lutte contre la contrefaçon.

 

En raison de leur taille très réduite, d’une information souvent insuffisante des personnes et de la possibilité de les lire à plusieurs dizaines de mètres, leur utilisation soulève de nouveaux enjeux en termes de vie privée, en effet, si tous les objets de la vie quotidienne deviennent taggués, il est alors possible de tracer les individus dans tous leurs actes.

 

Les CNIL européennes ont donc rendu un avis concernant l’utilisation de ces puces et la Commission européenne préconise également la réalisation d’une évaluation d’impact sur la vie privée en cas d’utilisation de puce RFID en vue d’évaluer les incidences de leur mise en œuvre sur la protection des données à caractère personnel et le respect de la vie privée.

 

L'avis de la CNIL sur les objets connectés

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