Pierres de légende, sources, fontaines et chapelles en Bourgogne





Dans l'Yonne (suite)

 

Canton de BRIENON-SUR-ARMANÇON


 

FONTAINE-LA-GAILLARDE
Le menhir dit la Pierre à Couteau, situé au lieu-dit "les Temps Perdus".

 

 

LAILLY
La Pierre à l’eau, située dans la forêt domaniale de Lancy.

 

 

LES CLÉRIMOIS
La fontaine Saint-Léonard, au bois de la Chênaie à 1 km du village au lieu-dit "la Fontaine", qui était visitée pour la guérison des fïèvres, elle était connue près de la chapelle Saint-Léonard des Clérimois.

 

Les hauts lieux vibratoires

 

LES SIÈGES
Le menhir dit "la Pierre Colon", situé dans les bois communaux des Sièges.

 

 

MALAY-LE-PETIT
Les hauts lieux vibratoires Un menhir.

 

 

MOLINONS
Un tumulus Celto-Gaulois, situé au lieu-dit "la Tommelle".

 

 

NOÉ
Le menhir dit la Haute-Borne ou la Borne Percée, situé au point rencontre des limites de Noé, Malay-le-Grand et les Bordes, entre les Fleuris et les Hauberts.

 

 

PONT-SUR-VANNE
La Pierre-au-Diable, déjà mentionnée dans un titre de 1478 du fonds de l'archevêché de Sens, ce menhir, objet de légendes, inspire encore une crainte superstitieuse aux habitants.

Les hauts lieux vibratoires

 

 

SAINT-MAURICE-AUX-RICHES-HOMMES
Le dolmen situé dans la forêt de Lancy.

 

 

THEIL-SUR-VANNE
La fontaine Saint-Philbert et Saint-Marcoul, auprès de laquelle s'élevait une chapelle Saint-Philbert en dehors du bourg, Saint-Marcoul avait la réputation de guérir les scrofules.

 

 

VAREILLES
La fontaine Saint-Léger, se trouve en dehors du village vers l'Est, l'eau de la source était réputée pour guérir des douleurs articulaires d'après ce qu'on en dit localement, le pèlerinage ne s'y effectuant plus.

 

 

Les hauts lieux vibratoires

VAUMORT
Le menhir dit la Pierre Enlevée ou la Pierre aux Sorciers, situé au lieu-dit le Carmel.

 

Dans la vallée Jamet, située sur la même commune, il existe d'autres mégalithes appelées les Bornes du Sabbat et les Bornes aux Sorciers.
Il est à noter que les habitants de Vaumort ont une antique réputation de sorcellerie.

 


 

Canton de CHABLIS


 

CENSY
À quelque 500 m du village, entre "la Vallée sous le Bois" et "le Vau de Sarry", une fontaine dite de Senailly, sourd de la base d'une petite éminence, elle se rencontre à l'extrémité d'un édifice à trois compartiments abritant la source, un lavoir et un abreuvoir, l'abbé Duchatel ayant mit au jour un site gallo-romain à une centaine de mètres environ, l'archéologue n'en exclue pas l'existence d'un ancien lieu cultuel "dans lequel Epona serait associée au culte de la source...", ajoutant avec raison qu'en cette région du Tonnerrois assez pauvre en ressources hydrographiques, l'importance des points d'eau suffisait à expliquer pourquoi les hommes s'y soient souvent établis à proximité ou en aient fait un lieu de vénération.

 

 

CHÂTEL-GÉRARD
La menhir la Dame Blanche, situé dans la forêt de Morcon (forêt domaniale de Châtel-Gérard), proche de la maison forestière.

 

La fontaine Saint-Ambroise, située près de la chapelle Saint-Ambroise dans la forêt Saint-Ambroise, lieu de pèlerinage pour les enfants malades, André Lesparre en propose l'itinéraire suivant à la curiosité du chercheur : "Dans la ligne principale de Saint Ambroise, s'ouvrent à droite et à gauche des lignes secondaires, si d'Annoux, en direction de Marmeaux, on prend la troisième ligne transversale droite (c'est également la 3ème avant le rendez-vous de chasse) et qu'on la suive, on trouve à environ 500 m les ruines de cet ermitage...".

 

 

CHITRY
La pierre connue sous le nom curieux de Branle des Fées, se rattachant sans doute à des souvenirs préhistoriques.

 

 

LA-CHAPELLE-VAUPELTEIGNE
Un puits gallo-romain, situé au lieu-dit les Roches.

 

 

LIGNY-LE-CHÂTEL
La fontaine des Fées, située près des moulins de Ligny.

 

 

MARMEAUX
La Grotte-des-Fées, excavation de 4 à 5 m de profondeur, est située auprès de la fontaine Saint-Martin.

 

 

MASSANGY
Le tumulus du Tertre, situé au hameau de Tormancy sur un éperon rocheux.

 

 

MÔLAY
Non loin de la petite chapelle tombée en vétusté, se trouvait la Fontaine Saint-Blaise, que l'on aperçoit encore en lisière du bois de l'Affichot et dont les eaux ont été captées pour alimenter les villages de Môlay et Annay-sur-Serein, la tradition a perdu le souvenir des vertus particulières qui animaient les eaux de cette source placée sous la protection de Blaise, il semble cependant qu’un peu partout en France, on accordait aux fontaines de Saint-Blaise le pouvoir de guérir les affections de la gorge.

 

 

PISY
La Roche-aux-Fées, située dans le Bois de Glanon, appelée aussi la Margot-des Bois, on y attachait autrefois des idées superstitieuses et on se signait en passant devant cette Pierre, le bois de Pisy se termine au sud par une friche où l’on disait autrefois que se tenait le sabbat.

 

 

POILLY-SUR-SEREIN
Les hauts lieux vibratoires La fontaine Saint-Potentien, réputée soulager les affections rhumatismales, située aux confins des finages de Sainte-Vertu de Poilly-sur-Serein.

 

On va à sa découverte en longeant l'ancienne voie ferrée de Laroche à l'Isle-sur-Serein sur environ 1.400 m, au-delà de la gare désaffectée de Poilly, la source se trouve au pied d'un petit coteau, à quelques mètres à gauche de l'ancien chemin de Poilly à Aigremont, faisant limite entre Poilly et Sainte-Vertu.
À une cinquantaine de mètres de la source, quelques débris de murs et amas pierreux, dissimulés dans un bosquet représentent les ultimes vestiges de l'ermitage et de la chapelle qui existaient encore au XVIIIème siècle et sont bien visibles sur un plan de Poilly, levé en 1783 par Vyard.

 

Le bassin des eaux se présente sous la forme d'un puits d'un mètre de profondeur, appareillé sur trois côtés en petits moellons de pierre calcaire régionale, le quatrième s'ouvre sur une petite descente d'escalier comportant un emmarchement de 6 à 7 degrés permettant au pèlerin d'aller prélever l'eau nécessaire à sa dévotion, au niveau du sol, le bassin de la source est adossé à un muret en forme de stèle, haut de deux mètres environ et s'achevant en ogive dont l'intérieur pourrait avoir abriter une statuette du saint, quel rite pratiquait-on dans les eaux de la source de Sainte-Vertu ?...

 

Lucien Labosse se souvient que de tradition familiale, on racontait que "l'eau coulait de la bouche d'un chérubin dans une vasque située au fond d'un puits, un gobelet, fixé à une chaînette, permettait de boire l'eau qui guérissait des rhumatismes, sur le puits, un muret surmonté d'une pierre sculptée en forme de niche qui abritait, peut-être, la statue de Potentien...".
La source de la "grosse tante Veille", les êtres de terroir hantaient parfois les sources, leur conférant une connotation maléfique, ils étaient supposés attirait les jeunes enfants au fond des eaux, aussi les parents mettaient-ils en garde leur progéniture contre ces créatures malfaisantes qui sévissaient dans des endroits bien particuliers du territoire communal.

 

À Poilly-sur-Serein, le chanoine Villetard avait observé que "pour éloigner les petits enfants des dangers de tomber dans un puits ou une rivière, on les menaçait d'une grosse tante veille cachée dans les eaux et qui les tireraient par les pieds...", il demande, "s'il n'y aurait pas dans cette défense une allusion cachée à la fée Merlusine ou Mélusine, cette interrogation montrant une fois de plus le rôle maléfique que l'on assignait à la fée en pays tonnerrois, occultant du même coup l'aspect protecteur et bienfaisant qu'on lui reconnaît assez généralement en France...".

 

Albert Colombet a lui rencontré la Mère Lusine en Bourgogne, où, afin que les enfants ne se penchent pas sur les puits, on leur disait que celle-ci les attirait : "La fée était dépeinte comme flottant à la surface de l'eau et n'ayant qu'un seul œil, et pour la chasser, il fallait simplement souffler dans le puits avant d'y descendre les seaux...".
De son côté, Charles Bigarne, autre érudit bourguignon, témoigne que dans la région de Beaune " la Mère Louisine était un monstre qui habitait les puits et les fontaines et servait d'épouvantail aux enfants..." .
Clément-Janin avait relevé une croyance semblable dans ses "Traditions populaires de la Côte-d'Or", au sujet de fées dont les mères prévenaient leurs enfants : " Ne va pas jouer sur le bord de la fontaine de La Roche, disaient les mamans encore au début du siècle, la fée du fond te tirerait dedans...".

 

Dans le centre de la France, Jacques Chaurand, toponymiste de talent, a rencontré un être comparable, dans les départements de l'Indre-et-Loire, de la Vienne et des Deux-Sèvres, il s'agit de la Marie Gruette dont la simple évocation du nom faisait frémir (et obéir) les gamins les plus rebelles à l'autorité parentale !...
Elle habitait les puits, les fosses et les rivières et avait la redoutable et détestable habitude d'attraper les jeunes victimes imprudentes par les jambes, pour les attirer dans les eaux.
Son patronyme pourrait provenir du terme "greuet ou gruet" avec le sens de "crochet", sans doute par allusion au geste de cet être odieux mais heureusement mythique, élément à part entière de la panoplie des moyens dont disposait l'éducation parentale au siècle dernier.

 

Les eaux vives des puits, des fontaines, des ruisseaux et des rivières de nos villages ont toujours représenté un danger permanent à l'égard des jeunes bambins imprudents et il convenait de leur inspirer une crainte salutaire de ces lieux "interdits" en peuplant leur imagination de monstres néfastes ou malfaisants, les eaux "mortes", souvent appelées "noues" étaient des lieux humides, avec des creux d'eaux nommés marchais et marigots, ces sortes de mares permanentes étaient autant de lieux perfides et redoutés, jalonnés de "bimes", sortes d'excavations remplies d'eaux et réputées sans fond, Tante Veille, Mère Lusine, Vieille et autre Marie Gruette peuplaient autrefois un environnement quotidien.

 

 

THIZY
La source de Fontenille.

 

 

VILLENEUVE-SAINT-SALVES
La chapelle Saint-Cloud.



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